Débat sur l'avenir des retraites avec Eric Woerth, Ministre du Travail
Si le vieillissement de la population est une chance pour chacun, c'est aussi un véritable défi pour la pérennité financière de nos régimes.
La situation des retraites en France nous concerne tous et préoccupe un grand nombre de nos concitoyens. Quelles doivent être les nouvelles durées de cotisation, les niveaux des pensions ?
Aujoud'hui, nous avons 1,8 cotisant pour un retraité. Dans une dizaine d’années nous serons à 1,5 et en 2050, à 1,2 cotisant pour un retraité. Dès 2010, une retraite sur dix ne sera plus financée.
Bien que deux réformes importantes aient été réalisées, celle de François Fillon en 2003 et celle des régimes spéciaux en 2008, le statu quo nous est interdit.
"Les retraites : une réforme impossible ?"
Entouré de Patrick Devedjian, Ministre de la Relance et président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Député-Maire de Puteaux, Isabelle Debré, Sénateur des Hauts-de-Seine, Philippe Pemezec, Secrétaire départemental de l'UMP 92, Jean-Christophe Fromantin, Maire de Neuilly, Marie-Cécile Ménard, Conseiller général déléguée aux personnes âgées et handicapées, et Jean Sarkozy, Conseiller général de Neuilly-Sud, Eric Woerth a répondu aux nombreuses questions des participants, notamment sur le calendrier de la réforme, les régimes spéciaux, les différences de traitement entre les régimes public et privé, la prise en compte de la pénibilité, les inquiétudes des jeunes...
Une heure trente d'échanges qui auront permis de se faire une idée plus précise à la fois de la méthode initiée par Eric Woerth et du fond de la réforme des retraites. Le message est passé : le gouvernement a la mission de sauver bien plus qu'un régime ; il y a, avant tout, un principe fondamental du "vivre ensemble" qui est en jeu, celui de la solidarité intergénérationnelle.
Pour aller plus loin : le guide du débat des retraites
5 Commentaires
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#1
Bravo, très bonne initiative cette réunion. Je ne supporte plus d'entendre toute la démagogie des syndicats et de la gauche qui pensent pouvoir sauver nos retraites sans augmenter l'âge de départ.
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#2
Résoudre le déficit des retraites
Il est possible de résoudre le déficit des retraites, sans pénaliser la compétitivités du travail ni la croissance. Le bénéfice des sociétés avant impôts représente environ 150 md d’€. La TSR (taxe de solidarité pour les retraites) - à créer, prélèverait 5% de ce montant, rapportant à l’Etat 7,5 md d’€uros par an. Le déficit des retraites en 2010 s’élèvera à 10 md d’€uros. Ce déficit sera comblé à 75% par ce prélèvement sur les bénéfices des entreprises. Cette contribution ne coûterait, en fait « que» 5.25 md d’€uros aux entreprises (l’IS ne serait pas payé dessus). Soit en fait une contribution de 3.5%. Elle ne pénalisera ni l'emploi ni la croissance. Le solde du déficit, soit 2.5 md d’€uros, serait payé en nature par les salariés grâce à l’allongement de la durée du travail : la CDS (contribution des salariés) – à créer.
Cette mesure, pour être parfaitement acceptée, devrait être associée à la suppression de l'ISF et du boublier fiscal.
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#3
bravo Monsieur le Ministre,
je crois que vous serez le premier des ministres à mener à bien cette réforme, mais si vraiment vous souhitez une réussite, il faut une équité entre les retraites du privé et du publique. Cela fut loupé en 98 il faut maintenant la réussir.La situation demande à ce qu'une réforme en profondeur soit menée, et cela pour tout le monde et à tous les étages de la république. En période difficile, tout le monde doit faire preuve de civisme et de conscience républicaine..sans pour cela passer pour des socialos démagos, mais plus comme des républicains démocrates..
Dans un dernier sondage 75 % des français était pour un équilibre dans le calcul des retraites, donc vous êtes sur la bonne voie , nous comptons sur vous pour mener à bien cette réforme..bon courage..
amicalement
pierre -
#4
Je serai bien présent ce soir
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#5
Merci à Jean pour l'organisation de ce débat très riche en enseignement.

