Chronique : Vote de l'Amendement sur les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS)

 

Jeudi soir le 2 juillet 2009 a été voté un amendement à l’unanimité, mettant une conclusion heureuse sur des longs mois de combats que j’ai en partie initiés et auxquels j’ai participé en interpellant constamment les diverses institutions et les élus concernés, avec le soutien de  L’UMP et de tous les Amis de la 6e Circonscription et particulièrement notre Délégué, Jean Sarkozy.
 
En effet ces 1 347 femmes et hommes qui se sont dévoués pendant 6 ans auprès de nos enfants en situation de handicap, leur permettant une scolarisation de qualité dans des écoles et collèges ordinaires étaient condamnés par directive ministérielle à cesser leurs activités, sans aucune reconnaissance professionnelle , ils se retrouvaient au RMI.
Quant-aux  enfants et leurs familles c’était un retour à l’obscurité.
Cet amendement dont nous attendons  le décret qui définira les modalités permettra de proposer aux associations d’engager ces AVS sortant en CDI avec une profession. en accord avec le rectorat et les familles.
 
Déjà près de 5 000 personnes, AVS et familles, ont été sauvés et vont pouvoir être sereins.
Mais beaucoup d’autres de ces Accompagnants de Vie doivent avoir un statut reconnu.
De plus le tiers de la population est en situation de handicap et donc dépendant.
Des solutions existent, il faut continuer de participer à ces futurs combats.
 
En effet , personne n’est à l’abri du handicap,
Nous devons tous avoir la certitude que nous serons accompagnés dans la difficulté et la dépendance.
 
C’est sur cette assurance que nous devons travailler.
 
Amitiés à toutes et à tous.

 

Michel TESSIER
 
Ps : Ci-joint la retranscription des débats
 
L’amendement suivant a été voté à l’assemblée nationale à
l'occasion de l'examen du projet de loi sur la mobilité dans la fonction
publique. Le décret d'application nous donnera plus d'informations sur la
suite...

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Amendement permettant l'application des dispositions des deux derniers
alinéas de l'article 99 du Règlement

APRÈS L'ART. 27 N° 60
ASSEMBLÉE NATIONALE - 2 juillet 2009
MOBILITÉ DANS LA FONCTION PUBLIQUE - (n° 1766)

ADOPTÉ : AMENDEMENT N° 60

présenté par le Gouvernement

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ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 27, insérer l'article suivant :

L¹article L. 351-3 du code de l¹éducation est complété par un alinéa ainsi
rédigé :

« Alternativement, l¹aide individuelle mentionnée au premier alinéa peut,
après accord entre l¹inspecteur d¹académie et la famille de l¹élève, lorsque
la continuité de l¹accompagnement est nécessaire à l¹élève en fonction de la
nature particulière de son handicap, être assurée par une association ou un
groupement d¹associations ayant fait l¹objet d¹un agrément et ayant conclu
une convention avec le ministère de l¹Éducation nationale. Les modalités
d¹application du présent article sont déterminées par décret. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

Le présent amendement a pour objet de permettre la continuité de
l¹accompagnement individuel d¹élèves placés dans certaines situations de
handicap en relation avec les associations et les ministères concernés. Il
permettra le cas échéant, nonobstant la fin des contrats en cours, le
maintien auprès des élèves handicapés de leurs accompagnants habituels. Les
modalités de mise en oeuvre du présent dispositif, qui supposera
l¹établissement de conventions entre les différents acteurs concernés, sera
précisé par décret dans les meilleurs délais.

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Reprise des débats à l'occasion du vote de cet amendement :

Mme la présidente.
La parole est à M. le ministre, pour soutenir l¹amendement n° 60.

M. Eric Woerth, ministre du budget. Vous allez encore me dire, monsieur
Derosier, que c¹est un peu tardif ; je vois aussi M. Dosière préparer ses
arguments. (Sourires)

Certes, c¹est un peu tardif. Mais nous réagissons à l¹actualité !

M. Bernard Derosier. Parfois même un peu trop !

M. Eric Woerth, ministre du budget. Il n¹est jamais trop tard pour bien
penser, et le Gouvernement entend traiter un sujet qui est aujourd¹hui
d¹actualité : le renouvellement du contrat des auxiliaires de vie scolaire
individuels.

Nous avons essayé de trouver une solution au problème, que vous connaissez,
de ces contrats qui arrivent à échéance : il est aujourd¹hui impossible de
renouveler plus d¹une fois le contrat initial de trois ans.

L¹objectif du Gouvernement n¹est évidemment pas de réduire le service
offert, notamment à des enfants handicapés. Il est évidemment très important
de prévoir l¹accueil et l¹accompagnement de ces enfants.

La situation n¹est donc pas satisfaisante ; c¹est pourquoi nous proposons un
dispositif qui permette de répondre au problème des contrats non
reconductibles aujourd¹hui. Nous voulons favoriser le maintien auprès des
élèves de leurs accompagnants habituels. Grâce à cet amendement, cela sera
possible, en partenariat avec des associations agréées, souvent bien connues
localement. Elles emploieront l¹accompagnant et seront remboursées par
l¹État, qui assumera donc la charge financière de ce dispositif.

Le dispositif mis en place permettra donc la continuité de l¹accompagnement
pour les enfants qui en ont besoin. Il permettra également d¹offrir des
perspectives professionnelles aux accompagnants qui souhaitent exercer
durablement  et non plus dans le cadre de contrats nécessairement bornés
dans le temps  auprès des élèves handicapés.

Nous pensons ainsi répondre d¹une façon positive aux inquiétudes entendues
ces derniers jours.

Mme la présidente. Quel est l¹avis de la commission ?

M. Jacques Alain Bénisti, rapporteur. À titre personnel, avis favorable.

Mme la présidente. La parole est à M. Bernard Derosier.

M. Bernard Derosier. Vous avez exprimé mon point de vue par anticipation, je
ne le reprendrai donc pas longuement. (Sourires)

Le problème était posé, et pas depuis ce matin, ni même depuis le 17 juin
date de la deuxième délibération de la commission sur ce projet de loi.
Gouverner, c¹est prévoir : or le Gouvernement connaissait le problème ; les
pouvoirs publics avaient été alertés depuis longtemps. Il a fallu qu¹une
certaine émotion soit entendue dans les médias pour que vous réagissiez.

De plus, la réaction serait bonne si elle avait des prolongements dans
l¹avenir. Des cas similaires se présenteront, ceux d¹autres intervenants
dans les services publics qui ne seront pas réglés par ce texte. En outre,
votre solution n¹efface pas le risque que le problème finisse, à terme, par
se poser à nouveau. Il y a donc nécessité de légiférer  non pas
aujourd¹hui, mais dans un avenir aussi proche que possible  pour que des
cas de figure comme celui des auxiliaires de vie scolaire ne se reproduisent
plus.

Mme la présidente. La parole est à M. Georges Tron.

M. Georges Tron. Je me réjouis à double titre de cet amendement. Je m¹en
réjouis sur le fond : ce sujet, monsieur Derosier, ne suscite aucune
polémique, et il est bon de pouvoir assurer à ces enfants le suivi dont ils
ont besoin. Je félicite le Gouvernement de prendre ses responsabilités
financières.

Je me réjouis aussi que, sur un sujet de cette nature, un travail ait été
mené non seulement par le Gouvernement, mais aussi par le Parlement : je
voudrais ici avoir un mot pour notre collègue Marie-Anne Montchamp, qui
travaille sur ces questions et à qui la résolution de ce problème tenait à
c¦ur.

M. Jean-Luc Warsmann, président de la commission des lois. Absolument !

M. Georges Tron. Je suis donc ravi que cet amendement vienne en discussion
et que nous soyons tous, les uns et les autres, en mesure de l¹approuver.

M. le président. La parole est à M. René Dosière.

M. René Dosière. C¹est un sujet sérieux, et important  j¹ai entendu parler
de plusieurs dizaines de milliers de personnes concernées par la fin de leur
contrat, le 1er juillet.

Le Gouvernement propose d¹assurer la continuité de l¹aide individuelle. Mais
pour combien de temps, monsieur le ministre ? Les gens qui vont prendre
connaissance du vote de cet amendement s¹en réjouiront, mais se demanderont
combien de temps cela va durer : six mois, un an ? Quel est le processus
envisagé ?

Vous devez comprendre que nous sommes amenés à vous poser ces questions. Si
nous avions eu l¹amendement en commission, nous aurions pu approfondir ce
point. Il conviendrait que vous apportiez quelques précisions, faute de quoi
les quelques dizaines de milliers de personnes qui attendent vont continuer
à s¹inquiéter.

Madame la présidente, j¹aborde maintenant un point annexe. J¹ai cru
comprendre que cet amendement avait été déposé en séance, mais je constate
que n¹y figure pas la mention relative à l¹application de l¹article 99 du
règlement. Cela signifie-t-il qu¹il a été déposé avant, au titre de
l¹article 88 ? C¹est une question purement formelle, mais alors que nous
pourrions déposer des sous-amendements, l¹absence de cette mention ne nous
le permet pas. Or, sur un sujet aussi important, nous devrions pouvoir
présenter des sous-amendements.

Mme la présidente. Si vous souhaitez déposer un sous-amendement, monsieur
Dosière, vous pouvez encore le faire, car le délai prévu n¹est pas
applicable aux sous-amendements.

Quant à votre question sur le fait que ne figure pas sur l¹amendement la
mention « Amendement permettant l¹application des dispositions des deux
derniers alinéas de l¹article 99 du règlement », les services m¹indiquent
qu¹il s¹agit en effet d¹une erreur. Vous connaissez bien le règlement de
notre assemblée.

(L¹amendement n° 60 est adopté.)

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3 Commentaires

  • #1

    Michel TESSIER (vendredi, 10 juillet 2009 20:04)

    Ne voulant pas alourdir l'article, je profite des commentaires pour remercier Celles et Ceux qui se sont impliqués pour cet amendement déterminant qui en fait après un calcul plus affiné va concerner près de 12 000 personnes.

    Les Associations concernées et principalement, Madame Sophie Cluzel (SAIS 92 et SNASEPH)

    L’UMP et particulièrement tous les Amis de la 6e Circonscription.

    Monsieur Jean Sarkozy Conseiller Général des Hauts de Seine et Président du Groupe de la Majorité Gouvernementale, qui n’a cessé de s’informer sur la situation et de m’appuyer dans ma démarche auprès de la Présidence de la République, où j’ai été reçu par Madame Sibyl Veil, Conseillère Technique auprès du Cabinet du Président.

    Madame Isabelle Debré, Sénatrice des Hauts de Seine qui a été d’une motivation admirable, organisant des véritables négociations à l’Education Nationale avec particulièrement
    Monsieur Jean-Michel Coignard du Cabinet du Ministre, Monsieur Xavier Darcos.

    Monsieur Philippe van den Herreweghe Délégué Ministériel au handicap.

    Monsieur Xavier Bertrand Secrétaire Général de l’UMP.

    Monsieur Dominique Paillé, Conseiller du Président de la République, Porte Parole de l’UMP

    Madame Marie-Cécile Ménard, Conseillère Générale des Hauts de Seine,

    Madame Marie-Dominique Aeschlimann, Conseillère Régionale et Secrétaire Nationale de l’UMP aux Droits de l’Homme.

    Monsieur Manuel Aeschlimann, Député des Hauts de Seine

    Monsieur Philippe Streiff, Conseiller Technique Handicap auprès de la Déléguée à la Sécurité et à la Circulation Routière, Madame la Préfète Michèle Merli

    Monsieur Rudy Salles Député des Alpes Maritimes et Vice Président de l’Assemblée Nationale

    Madame Marie-Anne Montchamp Député du Val de Marne.

    Monsieur Jean-François Copé Député de Seine et Marne. Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

    Monsieur Gilbert Montagné Secrétaire National de l’UMP aux Handicaps, dont la volonté et le charisme ont été déterminant.

    Merci à Messieurs les Ministres Luc Chatel et Eric Woerth qui ont présenté cet amendement.

    Amitiés à toutes et à tous

    Michel Tessier

  • #2

    Lionel TARDY, Paris 11 (dimanche, 26 juillet 2009 20:41)

    Pour ceux qui doutent de l'intérêt de la politique.

  • #3

    Michel TESSIER (dimanche, 20 septembre 2009 10:36)

    DECRET n° 2009-993 du 20 août 2009 AVS recrutés par associations agréées

    Le Premier ministre,

    Sur le rapport du ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville et du ministre de l’éducation nationale, porte-parole du Gouvernement,

    Vu le code de l’éducation, notamment ses articles L. 351-1 à L. 351-3,

    Décrète :

    Art. 1er. − A la section 2 du chapitre Ier du titre V du livre III du code de l’éducation, partie réglementaire,

    il est ajouté une sous-section ainsi rédigée :

    « Sous-section 4

    « L’aide individuelle

    « Art. D. 351-20-1. − I. – Les associations ou groupements d’associations qui ont conclu avec le ministère de l’éducation nationale une convention-cadre à l’effet d’assurer l’aide individuelle mentionnée à l’article L. 351-3 peuvent recruter les personnels dont la continuité de l’accompagnement a été reconnue comme nécessaire aux élèves handicapés en vertu du II et bénéficier à ce titre d’une subvention dans les conditions prévues au III.

    « II. – Les personnels employés par le ministère de l’éducation nationale ou par les établissements publics locaux d’enseignement assurant auprès d’élèves handicapés une aide individuelle peuvent, lorsque les dispositions législatives et réglementaires en vigueur ne permettent pas le renouvellement de leur contrat, demander à l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale, leur inscription sur une liste départementale.

    « Celui-ci apprécie si la nature particulière du handicap de l’élève rend nécessaire la continuité de son accompagnement par l’agent concerné au regard, notamment, des compétences spécifiques que ce dernier a acquises pour la prise en charge de ce handicap.

    « S’il conclut à la nécessité d’une telle continuité et si la famille de l’élève en est d’accord, l’inspecteur d’académie inscrit l’agent concerné sur la liste.

    « III. – Lorsqu’ils procèdent au recrutement d’un agent inscrit sur la liste prévue au II, les associations et groupements d’associations employeurs concluent une convention avec l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale, qui précise notamment le montant de la subvention attribuée par l’Etat au titre de l’accompagnement de l’élève handicapé.

    « Cette subvention est calculée sur la base de la rémunération brute antérieurement perçue par la personne recrutée, cotisations sociales à la charge de l’employeur et taxe sur les salaires comprises, majorée forfaitairement de 10 % au titre des coûts de gestion administrative et de formation. Elle tient compte, le cas échéant, des évolutions de la quotité horaire de l’aide individuelle déterminée par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées postérieurement au recrutement des intéressés.

    « IV. – Les modalités de mise en oeuvre du présent article et, en particulier, les conditions d’instruction des demandes prévues au II ainsi que les éléments devant figurer dans les conventions mentionnées aux I et III sont définis conjointement par les ministres chargés de l’éducation nationale, du travail, de l’emploi et de la solidarité. »

    Art. 2. − La ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, le ministre de l’éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, et la secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui entrera en vigueur le 1er septembre 2009 et sera publié au Journal officiel de la République française.

    Fait à Paris, le 20 août 2009.

    FRANÇOIS FILLON Par le Premier ministre :

    Le ministre de l’éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, LUC CHATEL

    La ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, CHRISTINE LAGARDE

    Le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, XAVIER DARCOS

    Le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, ERIC WOERTH

    La secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité, NADINE MORANO

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