Actualité gouvernementale
François Fillon : "Il est essentiel que la mobilisation de tous pour venir en aide aux Haïtiens ne faiblisse pas"
Le Premier ministre a réuni, le 18 janvier, Bernard Kouchner et Hervé Morin pour faire le point sur les actions engagées par la France en Haïti et leur renforcement dans les jours à venir. Lors de la réunion, il a rappelé, qu'"il est essentiel que la mobilisation de tous pour venir en aide aux Haïtiens ne faiblisse pas".
La réunion a permis de dresser un état des lieux précis de la situation humanitaire et d'évaluer les besoins de la population haïtienne. A cette occasion, le Premier ministre a salué la mobilisation du Gouvernement et a souhaité encore la renforcer.
Dans un communiqué, Matignon précise que "l’engagement français en personnel de secours, d’aide à la population haïtienne et aux ressortissants français sera porté à 650 personnes dans les prochaines heures avec l’arrivée sur zone de nouveaux avions affrétés par l’Etat". Le dispositif d'aide humanitaire sera complété, dans les prochains jours, par deux bâtiments de la Marine nationale.
A ce jour, l’aide globale française en faveur d’Haïti depuis le séisme s’élève à environ 20 millions d’euros, dont 10 millions d’euros en réponse à l’appel des Nations unies, 2 millions d’euros d’aide alimentaire d’urgence, ainsi que des moyens humains et matériels mis en place par les ministères concernés. Ne sont pas prises en compte dans ce montant, les dépenses inhérentes aux moyens militaires (aériens, navals et terrestres) consacrés à cette opération. 677 ressortissants étrangers dont 596 Français ont été évacués, depuis le 13 janvier, vers les Antilles françaises.
S’agissant de la coordination des efforts internationaux sur place, le Premier ministre s’est félicité de la coopération établie à Port-au-Prince, notamment avec les Américains, tout en formant le vœu qu’elle se renforce encore.
Sous la responsabilité de l'ambassadeur Pierre Duquesne, une cellule interministérielle a été mise en place, le 15 janvier, pour coordonner l'action française de reconstruction en Haïti.
A cet égard, une réunion préparatoire à la conférence internationale pour la reconstruction et le développement se tiendra le 25 janvier à Montréal.
"Ayons le courage de changer la France"
Dans un discours emprunt de solennité et d’un élan modernisateur, le Président de la République a fixé devant les Parlementaires réunis en Congrés, les grandes orientations du Gouvernement
remanié.
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Dans un discours emprunt de solennité et d’un élan modernisateur, le Président de la République a fixé devant les Parlementaires réunis en Congrés, les grandes orientations du Gouvernement remanié.
La réforme des institutions voulue et menée par le Président de la République depuis son élection, et entrée en vigueur le 21 juillet 2008, a permis à Nicolas Sarkozy, le 22 juin de s’adresser aux
Parlementaires réunis en Congrès à Versailles.
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« En m’adressant à vous aujourd’hui, j’ai conscience d’inaugurer un changement profond dans notre tradition républicaine, le moment est venu que s’établissent entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif des rapports plus conformes à l’esprit d’une démocratie apaisée », a déclaré le Président de la République devant le Congrès.
Après avoir passé en revue les plus importantes des différentes réformes menées par le Gouvernement depuis 2 ans, le Président de la République s’est montré ferme sur la conduite à tenir pour lutter contre la crise, qui, il l’a rappelé, « n’est pas finie », tout en réaffirmant avec force que les impôts n’augmenteraient pas. « Je ne ferai pas de politique de rigueur qui ne ferait que retarder la sortie de crise », a-t-il insisté.
En revanche, Nicolas Sarkozy a annoncé qu’après avoir remanié son Gouvernement mercredi et défini les priorités pour les mois à venir, l’Etat lancerait un emprunt national pour les financer. Le Chef de l’Etat s’est montré déterminé à ce que cet emprunt soit « exclusivement affecté aux priorités stratégiques pour l’avenir ».
Mettre la France en avant
Au chapitre économique et social, plusieurs grandes idées ont été avancées par le Président de la République :
- il souhaite faire de 2010 un rendez-vous capital sur les retraites avec les partenaires sociaux et le Gouvernement. Age de la retraite, durée de cotisation, pénibilité du travail seront quelques-uns des points en discussion.
- En cette période de crise, Nicolas Sarkozy a affirmé son soutien aux plus durement touchés par les effets économiques de la crise et a annoncé que « toute personne licenciée économiquement devra pouvoir bénéficier de son salaire et recevoir une formation pendant un an ». Il a également annoncé une concertation avec les partenaires sociaux pour le développement de l’activité partielle et du contrat de transition professionnelle.
- Dans le même esprit, le Président de la République a souhaité qu’une solution soit proposée à tous les adolescents qui sortent du système scolaire à 16 ans « sans rien », en rappelant qu’une Nation ne pouvait pas survivre si sa jeunesse était vouée à l’échec.
- Nicolas Sarkozy a confirmé sa détermination à aller plus loin dans la taxe carbone, rappelant que « plus nous taxerons la pollution, plus nous allégerons les charges pensant sur le travail ».
- La situation des prisons françaises et leur dégradation est une priorité du président de la République qui estime que l’emprisonnement ne doit pas être dégradant pour le détenu. Des prisons seront construites et des places en hôpital pour les détenus souffrant de troubles psychiatriques seront dégagées. « C'est une nécessité morale, ce sera un impératif du prochain gouvernement. », a-t-il déclaré.
Parce qu’il est un sujet d’actualité important, le Président de la République, a rappelé que « la burqa n’est pas la bienvenue sur le territoire républicain ». Il a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas là d’un problème de laïcité mais de liberté et de dignité de la femme. « C’est un signe d’asservissement, d’abaissement », a-t-il insisté, tout en rappelant son attachement au principe de laïcité et au respect de toutes les religions.
Le Président de la République a rappelé également devant l’ensemble des Parlementaires qu’il « irait jusqu’au bout de la loi sur le téléchargement illégal ».
Enfin, et parce qu’il s’agit d’une des plus importantes que le Chef de l’Etat aura à mener dans les prochains mois, Nicolas Sarkozy a redit qu’il « ne se déroberait pas » s’agissant de la réforme des collectivités locales, qu’il mènera tant au niveau des élus que des compétences.
Pour conclure, le Président de la République a appelé les Parlementaires à croire au changement, à l’organiser, à le mener, à l’accomplir pour rendre la France plus forte, plus moderne et résolument
grandie.
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Les réactions
« C'est un discours particulièrement fort. Ce n'est pas un discours comme les autres. Il prend toute la mesure de la crise et il indique aujourd'hui ce qui est maintenant interdit. Il a indiqué que le modèle français a de l'avenir. Il faut le réformer pour qu'il soit toujours d'actualité. C'est un vrai message de volontarisme politique et le volontarisme politique est plus que jamais d'actualité », a déclaré Xavier Bertrand.
Frédéric Lefebvre a qualifié ce moment « d’historique » pour une « UMP rassemblée » tout en déplorant l’image que donne l’opposition « qui n’est pas au rendez-vous de l’enjeu ».
Le plan d’urgence en faveur de l’emploi des jeunes.
Le taux de chômage des jeunes, en France, est l’un des plus élevé de l’OCDE, quant à leur taux d’emploi, il
est l’un des plus faible, (un jeune sur deux occupe un emploi en France, contre deux sur trois en moyenne au sein de l’OCDE), or la crise sans précédent que nous traversons à tendance à accroitre ce
phénomène, dans le sens ou les jeunes sont plus exposés aux retournement des conjonctures à cause de la précarité de leurs emplois (un jeune sur cinq occupe un emploi de type CDD, Intérim…). En effet
depuis mars 2008, le nombre de demandeurs d’emplois de moins de 25 ans a augmenté de 35% et les entrées en alternance ont diminué de 20% a 30% depuis le début de l’année. Si aucun
plan d’urgence n’était mis en place rapidement, c’est 170 000 à 200 000 jeunes de plus, qui pourraient se retrouver au chômage d’ici fin 2010.
Suite à ce constat préoccupant, le Président de la République à annoncé vendredi 24 avril, lors d’un déplacement sur le campus Veolia environnement de Jouy-le-Moutier, un plan d’urgence en faveur de
l’emploi des jeunes. Les mesures exceptionnelles, fruit d’un travail collectif de Christine LAGARDE, Laurent WAUQUIEZ, Martin HIRSCH et Yazid SABEG doivent permettent à chaque jeune de trouver sa
place sur le marché du travail. Ce plan d’investissement de 1,3 milliard d'euros n’est pas seulement une réponse a la crise c'est aussi « un effort durable et exceptionnel pour l'emploi et la
formation ».
Ce plan exceptionnel vise à renforcer la formation en alternance, en développant les contrats d’apprentissage et les contrats de professionnalisation, car un jeune qui a été embauché en alternance a
70% de chance d’avoir un emploi au final. C’est pourquoi le Président de la République a fixé pour objectif de recruter 320 000 apprentis entre le 1er juin 2009 et le 1er juin
2010, soit 35 000 de plus qu’en 2008 .
Les mesures permettant la réalisation de cet objectif sont les suivantes :
- Le dispositif « zéro charges » : toute entreprise embauchant un apprenti d’ici le 30 juin 2010 sera exonérée de charge pour cette emploi.
- Les entreprises de moins de 50 salariés se verront verser une prime de 1 800 euros visant à prendre en charge intégralement le coût du travail pour cette apprenti.
- Le soutient de l’offre de formation en apprentissage sera renforcé pour atteindre 600 millions d’euros en 2009 et 2010.
- Une prime de 1 000 euros sera versée à toute entreprise embauchant un jeune en contrat de professionnalisation (si ce jeune n’a pas le niveau baccalauréat cette prime grimpera à 2 000 euros). Cette mesure vise à créer 170 000 contrats de professionnalisation d’ici au 1er juin 2010.
- Des la rentrées 2009, 50 000 jeunes inscrit à pôle emploi bénéficieront de contrats d accompagnement formation afin d’augmenter leur niveau de qualification et de mieux cibler les besoins du marche de l’emploi.
- Enfin, 7 200 places supplémentaires seront offertes dans les écoles de la 2e chance pour atteindre 12 000 place en 2010, ces écoles offrent au jeunes déscolarisé, peu ou pas qualifiés une formation très personnalisée (l’état assurera un tiers du financement de ces écoles).
Au final, si elle est bien réelle, l’insertion des jeunes ne se réalise dans bien des cas qu’au prix d’une précarité dont témoigne la fréquente alternance entre des périodes de chômage et des emplois a durée limitée, il est donc indispensable d’aider à l’insertion durable des jeunes dans la vie active en entreprise, pour cela le plan de relance en faveur de l'emploi des jeunes prévoit 3 objectifs :
- Déprécariser les stages et favoriser l’embauche de stagiaires : pour cela une prime de 3 000 euros sera allouée aux entreprises qui proposeront a leurs stagiaires un CDI d'ici fin septembre 2009, et les stages de plus de 2 mois seront rémunérés, contre 3 mois actuellement.
- 50 000 contrats initiative-emploi supplémentaires seront proposé pour l’embauche des jeunes au second semestre 2009.
- 30 000 contrats aidés supplémentaires seront propose aux jeunes, financé à 90% par l'état pendant 1 an.
En somme, l’état va investir 1,3 milliards d’euros dans l’emploi et la formation d’ici fin 2010 afin d’aider plus de 500 000 jeunes.
Kevin BENOLIEL
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